Compte rendu de l’atelier pratique baissières et buttes

Une journée qui a dépassé toutes nos attentes! Six participants ont pu venir.

La journée a débuté avec la visite de la parcelle: observation de la morphologie du terrain, des plantes cultivées et sauvages, la qualité de la terre…. Le terrain est en forme de L avec une partie allongée en pente et l’autre plus plate, le tout fait environ 1 hectare.

Ensuite, début des opérations pour la création d’une baissière. Chacun à tour de rôle s’est emparé du niveau à eau pour déterminer le tracé de la baissière. Nous avons pris un point en amont d’une ligne d’olivier pour le départ et la courbe nous a finalement mené en contrebas du dernier olivier, en passant par le carré d’arrosage de l’arbre. Le carré d’arrosage forme déjà une surface qui récupère l’eau de pluie puisqu’il forme une terrasse autour de l’arbre. Que faire: creuser quand même à travers le carré, interrompre la swale et reprendre après le carré ou contourner le carré par le haut ou par le bas? Voilà les propositions qui ont émergées du groupe et après discussion, nous avons opté pour le contournement du carré par le bas.

Quelques coups de bêche pour marquer le tracé de la baissière dans le sol et c’est l’heure de faire la pause déjeuner.

Nous redémarrons l’atelier par une session de brainstorming autour de la question de la gestion de l’eau sur la parcelle: l’eau de pluie, stratégies de récupération, de stockage dans le sol et stratégie d’irrigation. Nous nous donnons 20 minutes pour faire fuser les idées: des swales sur toute la partie en pente, reliées entre elles pour gérer les débordements et aussi pour servir de canal d’irrigation; un réseau de goutte à goutte complémentaire pour irriguer les buttes ou un canal central reliant les baissières (réseau en arêtes), une zone sans irrigation pour la culture des céréales par exemple…Les vingt minutes écoulées, nous avons synthétisé et proposé un système mixte pour répondre au mieux aux besoins des différentes zones de culture; mais nous avons concentré notre réflexion sur la première partie du terrain, celle en pente. Nous relançons une session de vingt minutes pour explorer les pistes pour l’irrigation de la partie plate du terrain: aménager des creux pour concentrer l’eau (pits and mounds), améliorer le système existant de canaux creusé simplement dans la terre en le pérennisant avec des pierres et en incluant un système d’écluse pour gérer la distribution de l’eau, ne pas irriguer et couvrir le sol avec un mulch (BRF, paille, carton..), aménager un bassin en bas de la partie en pente et amener l’eau collectée vers la partie plate…

Ces deux sessions de brainstorming se sont bien déroulées: chacun a pris la parole, le modérateur n’est presque pas intervenu, le temps imparti a été respecté et les idées ont fusé dans un ensemble cohérent avec le projet.

Nous reprenons maintenant les outils pour façonner la baissière et sa butte. On s’accorde sur une largeur d’une trentaine de centimètres afin de limiter l’évaporation de l’eau collectée et une profondeur d’une quarantaine de centimètres. A cette profondeur, on tombe sur la semelle de labour: la terre est compactée. Après discussion, on décide de ne pas piocher la semelle pour la briser. Nous avons pensé que si l’eau s’infiltre lentement par le bas de la baissière, elle ira plus dans la butte et que petit à petit cette semelle disparaîtra toute seule.

Nous n’avons pas pu terminer les travaux avant la fin de l’atelier.

Nous avons réussi à nous concentrer sur l’objectif de la journée malgré l’envie de chacun d’envisager l’organisation des troupes permacoles de Tunisie. Beaucoup d’idées ont jailli tout au long de la journée et ont donné de la motivation et des bonnes énergies à tout le monde. Parmi elles, l’utilité de former une association, organiser des chantiers et des ateliers chez chacun pour s’entraider, partir en ballade pour observer les modèles de la nature et collecter des plantes et graines sauvages, échanger des plants et semences, créer une banque conservatoire de variétés anciennes, acheter du matériel en commun, organiser un forum/ évènement pour se faire connaître et élargir le réseau, créer des liens avec des associations « amies »…

Il a donc été décidé de se retrouver très prochainement pour envisager sérieusement toutes ces idées. On entendra bientôt parler de la permaculture en Tunisie c’est sûr!!

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Un commentaire pour Compte rendu de l’atelier pratique baissières et buttes

  1. morsi ktata dit :

    absolument faut que ca demarre a plein pied en tunisie …jai un terrain a sfax …jespere rester en contact et participez avec vous dans votre prochin rassemblement je suis prof de sport et je suis deja en vacance et jaime bien entamer lexperience je sens bcp dentraide entre vous et je suis surement motive …merci

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